étirement du psoas en position couchée

Douleurs dans la jambe en position allongée : 15 causes possibles (que faire ?)

Les membres inférieurs sont des parties du corps très riches en éléments anatomiques tels que des os, des muscles, des tendons, des ligaments, des nerfs, des vaisseaux sanguins et lymphatiques… Chacun de ces éléments peut être le siège d’une affection susceptible de se manifester par des douleurs.

Découvrez dans le présent article les causes possibles des douleurs dans la jambe qui se manifestent particulièrement en position allongée, ainsi que l’attitude à avoir face à une telle situation !

Membre inférieur : quelques notions d’anatomie

Pour mieux comprendre les causes des douleurs au niveau de la jambe, quelques notions basiques sur l’anatomie du membre inférieur s’imposent !

L’homme est une espèce animale bipède, c’est-à-dire qu’on dispose de deux membres inférieurs qui nous permettent de nous tenir debout, de nous déplacer en marchant ou en courant.

On peut diviser chacun des deux membres inférieurs en six régions principales, de haut en bas :

nerfs de la jambe
Source
  1. La région fessière ou « glutéale » : elle s’étend entre le bassin et la cuisse.
  2. La région de la cuisse ou « fémorale » : s’étend entre la fesse et la région du genou (charpente osseuse représentée par le fémur).
  3. La région du genou : zone où s’articulent les segments fémoral et crural (articulation entre la cuisse et la jambe).
  4. La région de la jambe ou « crurale » : s’étend de la région du genou jusqu’à la cheville (charpente osseuse représentée par le tibia et le péroné ou « fibula »).
  5. La région de la cheville ou « talo-crurale » : s’étend entre la jambe et le pied.
  6. La région du pied : partie la plus distale du membre inférieur.

Chacune de ces six régions comporte différents éléments anatomiques qui permettent l’obtention d’un membre inférieur capable d’assurer sa principale fonction, c’est-à-dire la locomotion :

  • Des éléments osseux : la charpente osseuse du membre inférieur est représentée par le fémur au niveau de la cuisse ; la rotule (appelée également patella) au niveau du genou ; le tibia et le péroné (appelée également fibula) au niveau de la jambe ; la mortaise représentée par le talus et l’os calcanéen au niveau du talon ; et enfin les os du pied (os de tarse, 5 métatarsiens et 15 phalanges).
  • Des muscles : ils ont pour rôle de donner de la mobilité aux différents segments du membre inférieur. On peut citer notamment les muscles fessiers, le quadriceps, le droit fémoral, les adducteurs, les gastrocnémiens (mollets), le tibial antérieur…
  • Des nerfs : ils ont pour rôle de donner de la sensibilité au membre inférieur et d’actionner les différents muscles pour permettre les mouvements. L’innervation motrice et sensitive du membre inférieur est assurée essentiellement par les nombreuses branches du nerf sciatique, le plus volumineux nerf du corps humain.
  • Des artères : elles apportent du sang oxygéné pour vasculariser l’ensemble des éléments anatomiques (muscules, os, peau…). La principale artère du membre inférieur est l’artère fémorale qui provient de l’artère iliaque externe.
  • Des veines : elles drainent le sang désoxygéné et le véhiculent vers les poumons. La principale veine du membre inférieur est la veine fémorale profonde qui se draine dans la veine fémorale commune.
  • Des vaisseaux lymphatiques : ils font circuler la lymphe au niveau du membre inférieur jusqu’aux ganglions lymphatiques avant de tout déverser dans le système veineux.
  • Un revêtement cutané : évidemment le membre inférieur est aussi recouvert d’une peau qui le sépare du milieu extérieur.

Les douleurs du membre inférieur sont donc le résultat d’une atteinte de l’un ou de plusieurs éléments anatomiques mentionnés ci-dessus.

Douleur dans la jambe, quelles causes ?

Les douleurs dans la jambe, qu’elles soient ou non favorisées par la position allongée, peuvent concerner une ou plusieurs structures anatomiques du membre inférieur. Elles peuvent donc être :

dame qui se plaint de douleur irradiant dans la jambe, et qui serait responsable de son mal de dos
  • D’origine osseuse(os) ;
  • D’origine musculaire (muscules et tendons) ;
  • D’origine articulaire (cartilage, capsule, ligaments…) ;
  • D’origine nerveuse (nerfs sciatique, crural, poplité…) ;
  • D’origine vasculaire (artères et veines) ;
  • D’origine lymphatique (vaisseaux lymphatiques) ;
  • D’origine cutanée (peau).

Dans la partie qui va suivre, nous allons vous présenter quelques-unes des causes possibles de douleurs dans la jambe (avec des exemples pour chaque origine) :

Origine osseuse

1. Fracture post-traumatique

Des douleurs à la jambe peuvent être expliquées par une fracture osseuse bénigne passée inaperçue après une chute ou autre traumatisme.

radiographie montrant une fracture du fémur

En effet, après un traumatisme, on ne ressent pas toujours directement les douleurs. Celles-ci peuvent être retardées, c’est-à-dire se manifester à distance du traumatisme, généralement la nuit lorsqu’on appuie sur la lésion ou l’œdème (formé autour de la fracture) en position allongée.

2. Fracture pathologique

Des fractures sans notion de traumatisme sont également possibles dans un contexte de fragilité osseuse. On les appelle des « fractures pathologiques » et on les rencontre très fréquemment chez les personnes âgées et les femmes ménopausées.

Ce genre de fractures passent généralement inaperçues, mais elles peuvent provoquer des douleurs en cas de pression sur les zones pathologiques, notamment en position allongée.

Les tumeurs osseuses localisées au membre inférieur (cancer primitif osseux ou métastases osseuses d’un autre cancer) peuvent également provoquer des douleurs. Ces dernières sont volontiers à recrudescence nocturne et évoluent généralement dans un contexte d’asthénie (fatigue intense) et de perte de poids inexpliquée.

Origine musculaire

3. Tensions musculaires (crampes, contractures)

Les crampes sont des tensions musculaires involontaires et temporaires qui peuvent entraîner des douleurs plus ou moins intenses.

Elles sont fréquentes au niveau du membre inférieur. Le plus souvent, il s’agit de crampes idiopathiques bénignes (crampes musculaires ponctuelles sans cause précise) ou de crampes musculaires liées à l’effort.

lumbago sciatique Douleurs dans la jambe en position allongée

Pour prévenir les crampes à répétition, il est recommandé de boire beaucoup d’eau et d’éviter la consommation excessive de caféine.

En cas de crampes à répétition, survenant régulièrement, y compris la nuit, une carence en magnésium peut être la cause. Une simple supplémentation en ce minéral suffit pour s’en débarrasser.

Quant aux contractures, il s’agit de tensions musculaires involontaires et permanentes. Elles sont fréquentes au niveau des muscles du dos et des membres inférieurs, favorisées par de nombreux facteurs tels que le stress, la fatigue, un manque d’hydratation, une mauvaise alimentation, un surmenage physique (entraînement intense après une longue période d’arrêt)…

Les contractures musculaires douloureuses peuvent également être liées à une fibromyalgie. Cette dernière est une maladie au tableau clinique très riche (beaucoup de symptômes), associant notamment une fatigue chronique, une sensibilité accrue aux douleurs, un sommeil de qualité médiocre et des troubles de l’humeur.

4. Lésions traumatiques (élongation, déchirure)

En cas de traumatisme du membre inférieur, généralement dans le cadre d’un accident sportif, une élongation musculaire peut survenir. Il s’agit de microdéchirures des fibres musculaires dues à un simple surétirement d’un muscle lors d’un geste brusque ou autre mouvement exagéré du membre inférieur. La guérison est généralement obtenue de manière spontanée en quelques jours à quelques semaines, mais entre-temps, des douleurs peuvent exister.

En cas de traumatisme plus important, l’un des muscles du membre inférieur peut être le siège d’un claquage (rupture d’une partie des fibres musculaires) ou d’une déchirure (rupture d’un muscle) : des pathologies douloureuses qui nécessitent une prise en charge médico-chirurgicale adéquate et qui prennent plus de temps pour guérir.

5. Inflammations (tendinite)

Lorsqu’on sollicite excessivement un tendon (surmenage physique, mouvements répétitifs…), celui-ci peut s’enflammer ou être le siège d’une dégénérescence. On parlera alors de « tendinite » (les professionnels de santé préfèrent employer le terme « tendinopathie »).

Les tendinites des membres inférieurs (telles que la tendinite du moyen fessier, la tendinite proximale des ischio-jambiers, la tendinite quadricipitale…) peuvent causer des douleurs parfois intenses.

Origine articulaire

6. Entorse

Une entorse est une lésion ligamentaire survenant le plus souvent après un mouvement brusque responsable d’un surétirement d’un ligament.

Au niveau du membre inférieur, les entorses concernent généralement la cheville. Elles se manifestent alors par des douleurs, un gonflement (œdème) et une augmentation de la chaleur locale.

Les ligaments du genou peuvent également être le siège d’entorses, mais de façon nettement plus rare.

Que ce soit à la cheville ou au genou, les entorses du membre inférieur peuvent provoquer des douleurs en position allongée. Ces dernières sont généralement dues à la pression exercée sur l’œdème et l’étirement du ligament lésé lors des mouvements au cours du sommeil.

7. Arthrose

L’arthrose est une maladie chronique liée à l’âge caractérisée par une dégénérescence du cartilage articulaire. Elle se traduit principalement par des douleurs articulaires, des raideurs musculaires et une perte fonctionnelle plus ou moins marquée.

Le genou et la hanche sont des localisations fréquentes de l’arthrose, appelées respectivement « gonarthrose » et « coxarthrose ».

arthrose de hanche diagnostiquée par imagerie (radiographie)
Source

Les douleurs liées à une arthrose du membre inférieur peuvent se manifester par des douleurs en position allongée chez certaines personnes (douleurs à recrudescence nocturne).

Toutefois, en règle générale, les douleurs arthrosiques sont de type mécanique. C’est-à-dire qu’elles sont favorisées par l’effort, par exemple la marche et la position debout.

8. Arthrite

L’arthrite est un terme utilisé pour faire référence à de nombreuses pathologies articulaires caractérisées par la présence d’une inflammation d’une ou plusieurs structures formant les articulations (arthrites infectieuses, arthrites immunologiques, arthrites juvéniles…).

La hanche, le genou, la cheville et les articulations du pied peuvent être le siège d’une arthrite dont les principales manifestations sont des douleurs, des gonflements et une augmentation de la chaleur locale (signes inflammatoires locaux).

Les douleurs liées à une arthrite touchant l’une des articulations du membre inférieures peuvent être favorisées par la position allongée, car il s’agit de douleurs de type inflammatoire.

Pour rappel, les douleurs de type inflammatoire s’aggravent avec la sédentarité et s’atténuent avec l’activité physique (tout le contraire des douleurs de type mécanique).

Origine nerveuse

9. Névralgie sciatique

Le nerf sciatique est le nerf responsable de l’innervation sensitive et motrice de l’ensemble du membre inférieur. Il prend naissance au niveau du rachis lombaire grâce à la réunion de plusieurs racines nerveuses issues de la moelle épinière.

sciatique
Source

Lorsque le nerf sciatique ou l’une des ses racines nerveuses est comprimé ou irrité, il se produit des douleurs au niveau du membre inférieur qui suivent le trajet de ce nerf. C’est ce qu’on appelle une « névralgie sciatique », plus connue sous le terme « sciatique » tout court !

La sciatique est le plus souvent causée par une hernie discale, une protrusion d’une partie d’un disque intervertébral (son noyau pulpeux ou gélatineux) hors de sa position habituelle comprimant ainsi le nerf sciatique ou l’une de ses branches.

Par conséquent, toutes les positions qui aggravent cette compression peuvent déclencher ou augmenter les douleurs sciatiques, y compris la position allongée (mais en général, ce sont les positions debout et assise maintenues longtemps qui favorisent les douleurs d’une sciatique par hernie discale).

Pour plus de détails sur la sciatique, consultez l’article suivant.

10. Syndrome du piriforme

Parmi les nombreux muscules du membre inférieur, le muscle piriforme. Il s’agit d’un muscle de la région fessière qui s’étend du sacrum au fémur (grand trochanter).

syndrome du piriforme

Il faut savoir que le nerf sciatique passe juste en dessous du muscle piriforme. Dans certains cas, il peut même passer à travers ce dernier !

Ainsi, lorsque ce muscle est le siège d’une inflammation ou d’une contracture, il provoque une irritation ou une compression du nerf sciatique (qui le traverse). Des douleurs apparaissent alors le long de ce nerf.

En cas de sciatique causée par un syndrome du piriforme, les douleurs peuvent être favorisées par la position allongée. Il est alors recommandé de dormir sur le ventre avec la cuisse ouverte (comme une grenouille) afin de les soulager en réduisant la pression exercée sur le nerf sciatique.

Pour plus de détails sur le syndrome du piriforme, consultez l’article suivant.

11. Syndrome de la queue de cheval

À partir de la deuxième vertèbre lombaire (L2), notre moelle épinière (partie du système nerveux central par lequel le cerveau communique avec le reste du corps) se termine en donnant de multiples cordons nerveux qui lui confèrent l’aspect d’une « queue de cheval ».

anatomie de la queue de cheval

Cette queue de cheval est, entre autres, responsable de l’innervation sensitive et motrice de la région génito-urinaire (via notamment le nerf pudendal) et des membres inférieurs (via le nerf sciatique).

Dans certaines situations, cette partie terminale de la moelle épinière peut être comprimée par un processus pathologique tel qu’une hernie discale lombaire, un canal lombaire étroit (sténose vertébrale lombaire), un glissement vertébral (spondylolisthésis ou rétrolisthésis), une tumeur vertébrale, une infection osseuse

Cette compression se traduit alors par un ensemble de symptômes au niveau du membre inférieur et de la région périnéale qu’on a regroupés sous le « syndrome de la queue de cheval » :

  • Douleurs d’intensité variable ;
  • Picotement, engourdissements, fourmillements ;
  • Modifications de la sensibilité (baisse, perte ou augmentation) ;
  • Faiblesse musculaire ;
  • Incontinence urinaire et/ou fécale ;
  • Dysfonction érectile…

Le syndrome de la queue de cheval est une urgence médicale (mise en jeu du pronostic fonctionnel, mais pas de risque vital en général). Elle doit être prise en charge dans les plus brefs délais pour éviter des complications neurologiques irréversibles.

Pour plus de détails sur le syndrome de la queue de cheval, consultez l’article suivant.

Origine vasculaire

12. Insuffisance veineuse

L’insuffisance veineuse des membres inférieurs est une situation fréquente durant laquelle le sang circulant dans les veines des jambes a du mal à remonter pour regagner le cœur.

Elle se traduit cliniquement par une sensation de jambes lourdes, des gonflements (particulièrement au niveau des chevilles et des mollets), des douleurs, des crampes, des démangeaisons et des dilatations veineuses qu’on appelle « varices ».

Les douleurs liées à l’insuffisance veineuse peuvent survenir aussi bien en position debout qu’allongée.

13. Artériopathie oblitérante (AOMI)

L’artériopathie oblitérante des membres inférieurs (AOMI), également appelée « artérite des membres inférieurs », est une pathologie fréquente caractérisée par le développement de plaques d’athérome (dépôts de cholestérol et autres graisses) dans les parois internes des artères des jambes.

Cette maladie des artères se manifeste généralement par des douleurs musculaires (à type de crampes) lors de la marche, causant alors une boiterie ou obligeant la personne à s’arrêter régulièrement pour soulager les douleurs. C’est ce qu’on appelle la «claudication intermittente ».

En cas d’AOMI avancée, les douleurs peuvent même apparaître au repos, en position assise ou allongée.

Attention, en l’absence de prise en charge adéquate, l’AOMI peut entraîner une ischémie du membre inférieur pouvant se solder par une amputation !

14. Thrombose veineuse profonde (TVP)

Une thrombose veineuse profonde (TVP) du membre inférieur est une affection durant laquelle un caillot de sang se forme dans l’une des veines profondes de la jambe.

La TVP se traduit cliniquement par des douleurs au niveau du mollet. Dans les cas avancés, la jambe augmente de volume, devient très douloureuse et prend une coloration bleue (les médecins parlent entre eux d’un tableau de « grosse jambe douloureuse »).

Cette pathologie est une urgence diagnostique et thérapeutique. Dès les premiers signes, une échographie Doppler des membres inférieurs doit être réalisée dans les plus brefs délais pour mettre en évidence la thrombose et passer au traitement médicamenteux (qui repose sur l’administration intraveineuse d’anticoagulants, généralement de l’héparine de bas poids moléculaire ou « HBPM »).

Origine lymphatique

15. Lymphœdème

Le lymphœdème des membres inférieurs est une affection caractérisée par un ralentissement ou un blocage au niveau de la circulation lymphatique (vaisseaux similaires aux veines/artères dans lesquelles circule la lymphe).

Cette « stase de la lymphe » se manifeste cliniquement par une augmentation diffuse ou localisée du volume des membres inférieurs, d’une sensation de jambes lourdes, d’une modification de la texture de la peau, d’une diminution de la mobilité articulaire (due au gonflement) et, parfois, des douleurs.

Que faire ?

En cas de douleurs dans la jambe, qu’elles surviennent en position allongée ou non, il est important de consulter un médecin afin d’en déterminer la cause.

consultation médicale chez le médecin
Source

Ce dernier vous interrogera longuement sur vos antécédents personnels et familiaux, vos habitudes de vie et votre profession avant de vous examiner de la tête aux pieds afin de rassembler un maximum d’éléments cliniques et orienter son diagnostic.

Pour lui, la priorité sera toujours d’éliminer une éventuelle urgence telle que la thrombose veineuse profonde, le syndrome de la queue de cheval ou l’ischémie du membre inférieur (complication de l’artériopathie oblitérante des membres inférieurs).

Ainsi, il recherchera des symptômes inquiétants comme (qui devront vous pousser à consulter au plus vite) :

  • L’incontinence urinaire ou fécale ;
  • Un trouble érectile ;
  • La notion de claudication intermittente sévère ;
  • Une perte de poids inexpliquée (possible pathologie cancéreuse) ;
  • Des douleurs persistantes ou d’aggravation constante ;
  • Une anesthésie en selle (perte de la sensibilité dans la région des organes génitaux).

Son examen clinique sera également orienté en priorité sur la recherche et l’élimination de pathologies graves. Par exemple, s’il soupçonne une thrombose veineuse profonde (TVP), il réalisera la manœuvre de Homans qui consiste à étirer le mollet (tout en maintenant la jambe tendue). Le déclenchement d’une douleur derrière le mollet indique la présence d’une TVP !

Après avoir éliminé à l’interrogatoire et à l’examen clinique les pathologies urgentes, il s’attachera à rechercher d’autres causes telles que la névralgie sciatique (notamment grâce à la manœuvre de Lasègue), la tendinite du moyen fessier, une élongation/déchirure musculaire, une arthrose, une arthrite, une insuffisance veineuse… Bref l’une des pathologies mentionnées plus haut dans l’article (ou d’autres) !

Parfois, si les résultats de l’examen clinique l’imposent ou si le médecin juge que c’est nécessaire, un examen complémentaire (généralement une imagerie médicale) peut être réalisé. Par exemple :

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Source
  • Une échographie Doppler des membres inférieurs pour rechercher une thrombose veineuse profonde (TVP) ou une artériopathie oblitérante des membres inférieurs (AOMI).
  • Une radiographie standard pour détecter une éventuelle fracture osseuse.
  • Un scanner ou une IRM : lombaire pour dépister une hernie discale ou un canal lombaire étroit, de la cuisse pour détecter une déchirure…

Une fois la cause déterminée, un protocole thérapeutique adéquat sera mis en place et les choses rentreront dans l’ordre ! N’hésitez donc pas à consulter votre médecin traitant en cas de douleurs dans la jambe qui surviennent en position allongée ou autre position !

Références

[1]  « Douleurs aux membres inférieurs : point de vue du neurologue », Revue Medicale Suisse. https://www.revmed.ch/revue-medicale-suisse/2019/revue-medicale-suisse-636/douleurs-aux-membres-inferieurs-point-de-vue-du-neurologue (consulté le 14 novembre 2022).

[2] « Douleurs de la jambe : diagnostic différentiel et traitement », Revue Medicale Suisse. https://www.revmed.ch/revue-medicale-suisse/2019/revue-medicale-suisse-635/douleurs-de-la-jambe-diagnostic-differentiel-et-traitement (consulté le 15 novembre 2022).

[3] E. Hachulla, « Douleurs des membres inférieurs et des extrémités », EMC – Cardiologie-Angéiologie, vol. 1, no 4, p. 382‑392, nov. 2004, doi: 10.1016/j.emcaa.2004.08.003.

[4] E. Masson, « Douleurs du membre inférieur », EM-Consulte. https://www.em-consulte.com/article/3041/douleurs-du-membre-inferieur (consulté le 16 novembre 2022).

[5] « Lombalgie : comprendre la douleur des membres inférieurs », Lombalgie. https://www.lombalgie.fr/comprendre/douleurs-des-membres-inferieurs/ (consulté le 14 novembre 2022).

[6] « Membre inférieur – Anatomie, Pathologies, Traitements », https://www.passeportsante.net/, 28 juillet 2016. https://www.passeportsante.net/fr/parties-corps/Fiche.aspx?doc=membre-inferieur (consulté le 12 novembre 2022).

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