Hernie crurale : causes, symptômes et traitements

Hernie crurale : causes, symptômes et traitements

 

Très fréquentes, les hernies sont des pathologies qui peuvent toucher tout le monde et à tout âge. Parmi les différents types de maladies herniaires qui existent, la hernie crurale fait partie de celles qui possèdent de grands risques de complications. En effet, celle-ci peut vite s’étrangler et engager le pronostic vital du malade.

 

Comment reconnaître une hernie crurale ? Comment la diagnostiquer ? Est-il possible de la soigner naturellement ? Et qu’en est-il de la chirurgie ? Découvrez toutes réponses dans cet article.

 

Définition d’une hernie crurale

Les différentes causes d’une hernie crurale

Les symptômes d’une hernie crurale

Comment diagnostiquer une hernie crurale ?

Qu’en est-il du pronostic vital du patient ?

Quels sont les traitements envisageables pour une hernie crurale ?

 

Bonne lecture !

 

Définition d’une hernie crurale

 

Une hernie crurale désigne l’extériorisation d’une partie du tube digestif (fréquemment des intestins) ou d’un autre organe du ventre à travers l’orifice crural. Elle se manifeste par une protubérance, indolore, de taille variable qui se forme en dessous de la ligne de Malgaigne, à la naissance de la cuisse. Par cette localisation, on l’appelle également hernie fémorale.

 

hernie crurale
Source

 

Il faut remarquer que beaucoup confondent la hernie crurale avec la hernie inguinale. Ainsi, pour bien distinguer les deux, sachez que la hernie inguinale, elle, se situe en dessus du pli de l’aine.

 

 

Les différentes causes d’une hernie crurale

 

Tout phénomène capable de créer une pression au sein de l’abdomen est susceptible de causer une hernie crurale. On peut citer :

 

  • les toux chroniques ;
  • les constipations chroniques et répétées ;
  • les difficultés à uriner : elles sont fréquentes chez les hommes souffrant d’adénome de la prostate et chez les femmes touchées par un trouble de statique pelvienne ;
  • la grossesse ;
  • le surpoids ;
  • les efforts extrêmes ;
  • la faiblesse des muscles abdominaux : elle survient surtout en présence de certains cancers ou avec l’avancement de l’âge.

 

Il est à noter que la hernie crurale touche plus de femmes que d’hommes. De même, les séniors présentent aussi un risque élevé de développer cette affection.

 

 

Les symptômes d’une hernie crurale

 

Comme tous les autres types de maladies herniaires, une hernie crurale se caractérise par l’apparition d’une masse molle sous le pli de l’aine. Elle peut être unilatérale (d’un seul côté) ou bilatérale (des deux côtés). Ce dernier cas reste néanmoins très rare.

 

L’apparition de la tuméfaction a surtout lieu dans les situations suivantes :

 

  • effort intense : port ou soulèvement de charges lourdes ;
  • émission de toux ;
  • passage à la position debout ;
  • réalisation d’une activité physique.

 

En général, une hernie crurale est bénigne si des mesures sont prises à temps. Malgré la gêne qu’elle provoque, la tuméfaction n’occasionne pas de douleur. Elle est aussi réductible, ce qui veut dire qu’on peut le réintroduire manuellement dans la cavité abdominale.

 

Par contre, il faut être vigilant, car au fil du temps, la masse peut augmenter de volume et causer diverses complications comme l’étranglement et l’occlusion intestinale. Dans ce cas-là, le patient peut souffrir de douleur vive et brutale dans la cuisse, d’arrêt de gaz et de constipation.

 

 

Comment diagnostiquer une hernie crurale ?

 

Le diagnostic d’une hernie crurale se fait principalement par un examen clinique auprès d’un médecin. Ce dernier effectue une palpation afin de localiser la masse herniaire. Il étudie également les risques de complications de l’affection par l’évaluation de quelques points comme :

 

  • le caractère douloureux de la tuméfaction ;
  • sa réductibilité ;
  • sa consistance (molle ou dure) ;
  • son impulsivité à la toux.

 

En revanche, à l’existence d’une éventuelle complication ou d’une ancienne intervention chirurgicale dans la région de l’aine, des examens supplémentaires tels qu’une échographie ou un scanner peuvent se révéler utiles. Il en est de même chez les personnes en surpoids. La taille réduite de la hernie crurale est parfois difficile à visualiser et à palper à travers la corpulence de leurs corps.

 

 

Quels sont les traitements envisageables pour une hernie crurale ?

 

Lorsqu’il s’agit d’une hernie, la chirurgie entre toujours en première indication de traitement. Toutefois, pour les personnes à haut risque chirurgical, comme les personnes âgées, il existe aussi des solutions naturelles qui aident à calmer les symptômes de la maladie.

 

Les traitements naturels d’une hernie crurale

 

Le curcuma en infusion

 

Pour une hernie douloureuse, le curcuma se révèle être un excellent remède. Cette plante rhizomateuse a depuis longtemps fait ses preuves dans les traitements des douleurs et inflammations.

 

Pour l’utiliser contre les symptômes douloureux de votre hernie crurale, incorporez une cuillère à soupe de poudre de curcuma dans une tasse d’eau. Portez le mélange à ébullition, puis laissez au repos quelques minutes avant de boire.

 

Mélange d’argile, de vinaigre de cidre et de chou

 

Ce remède se distingue tout d’abord par son pouvoir anti-inflammatoire. En effet, l’argile et le chou sont tous les deux dotés de propriétés anti-inflammatoires. Le vinaigre de cidre quant à lui favorise la circulation sanguine. Ainsi, le mélange de ces ingrédients s’avère être hautement efficace pour diminuer et guérir l’inflammation de la hernie.

 

Pour la préparation de ce remède, vous aurez besoin d’un verre d’eau, de 5 cuillères à soupe d’argile, de 2 cuillères à soupe de vinaigre de cidre et de 3 feuilles de chou.

 

Mélangez l’eau, le vinaigre de cidre et l’argile pour obtenir une pâte crémeuse. Puis, juste avant l’application, ébouillantez les feuilles de chou pendant quelques secondes. Quand tout est prêt, étalez le remède sur la zone de l’inflammation et couvrez-le avec les feuilles de chou encore chaudes. Laissez le remède agir jusqu’à ce que l’argile sèche.

 

Ce traitement peut être réalisé trois fois par jour, jusqu’à amélioration.

 

La quantité des ingrédients varie en fonction de la taille de la zone à traiter. Lors de l’ajustement des proportions, veiller juste à bien vous référer à la recette proposée.

 

La chirurgie au cours d’une hernie crurale

 

La chirurgie est le seul et unique traitement curatif de la hernie crurale. Elle sert à prévenir et aussi à guérir l’étranglement.

 

Pour ce faire, les médecins ont souvent recours à la technique Mac Vay. Elle consiste à réinsérer la masse herniaire dans l’abdomen et à obturer l’orifice. Pour cette seconde partie de l’opération, le chirurgien a le choix entre deux types de procédures :

 

  • créer des points de suture avec du fil non résorbable, en étirant les muscles environnants ;
  • placer une prothèse de maille à la surface de l’orifice.

 

De nos jours, la plupart des opérations de ce genre s’effectuent toutes par cœlioscopie. Cette technique s’avère plus performante avec moins de risques de complication et aussi peu de cicatrices apparentes.

 

Toutefois, il existe encore certains cas, notamment les hernies volumineuses qui nécessitent une incision de la peau.

 

Le plus souvent, l’intervention chirurgicale se fait sous anesthésie générale. Cependant, pour les cas simples, le médecin peut prescrire une anesthésie locale ou une péridurale.

 

 

Qu’en est-il de la convalescence après l’opération ?

 

De nos jours, l’intervention chirurgicale pour une hernie crurale se fait généralement en ambulatoire. L’opération dure environ entre 15 à 30 minutes, voire un peu plus longtemps en cas de complications. Après cela, le patient est gardé à vue à l’hôpital pendant 24 heures et pourra rentrer à son domicile le lendemain matin.

 

En ce qui concerne la convalescence, il est formellement interdit au patient de réaliser des activités sportives intenses et porter des charges lourdes pendant au moins 28 jours. Entre temps, il suivra également des séances de contrôles auprès de son chirurgien. C’est lui qui validera la reprise des activités courantes une fois qu’il aura confirmé la guérison totale de la cicatrice et la solidité de la réparation.

 

Pour remarque, le patient peut s’alimenter normalement, à partir du soir même de l’intervention. Il faut juste veiller à adopter une bonne hygiène diététique afin d’éviter la constipation. C’est primordial pour empêcher la récidive de la hernie crurale.

 

 

Sources