Ostéoporose fracturaire : Causes et traitement (prévention)

Ostéoporose fracturaire : Causes et traitement (prévention)

Les personnes âgées sont le plus souvent sujettes à des fractures. L’ostéoporose en est l’un des principaux facteurs. Dans la majorité des cas, toute ostéoporose est fracturaire. Dans cet article, découvrez tout sur cette pathologie.

 Qu’entend-on par ostéoporose fracturaire ?

 

Il est à rappeler qu’une ostéoporose se définit par une pathologie qui touche les os. Elle est caractérisée par leur déminéralisation, la diminution de leur densité et leur déformation. Les os vont ainsi se fragiliser et être plus vulnérables aux fractures. Il ne faut pas confondre cette maladie avec l’ostéopénie et l’arthrose, qui sont toutes les deux des inducteurs aux fractures osseuses.

 

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Pour en savoir plus sur l’ostéoporose, cliquez ici.

 

L’ostéoporose fracturaire peut toucher presque tous les os du corps. Notamment, par ordre de fréquence, on rencontre les fractures au niveau : des vertèbres, du fémur (au niveau du col surtout), des os de l’avant-bras, du poignet, les os du bassin… Elle se manifeste aux moindres traumatismes non graves comme la chute sur sa hauteur, les chocs…

 

 

Quels sont les paramètres à évaluer dans le risque de l’ostéoporose fracturaire ?

 

Plusieurs facteurs de risques sont à considérer dans l’ostéoporose fracturaire. Parmi eux, il y a les facteurs cliniques tels que :

 

  • l’âge (supérieur à 65 ans surtout) ;
  • la ménopause ;
  • la présence d’antécédents personnels de fractures ;
  • l’existence d’antécédents familiaux (parents du premier degré) de fractures de fragilité ;
  • la corticothérapie systémique (par exemple la prédnisone), prise au long cours (supérieure ou égale à 3 mois) et à une posologie supérieure ou égale à 7,5 mg par jour ;
  • le tabagisme chronique ;
  • les maladies sous-jacentes (maladies thyroïdiennes, hypercorticisme, diabète, cancer, polyarthrite rhumatoïde…) ;
  • l’ablation chirurgicale des ovaires (ovariectomie) ou de la prostate (orchidectomie) ;
  • le faible poids (IMC ou indice de masse corporelle inférieure à 19) ;
  • l’immobilisation prolongée…
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La réalisation d’une ostéodensitométrie osseuse est le meilleur moyen de dépister cette pathologie. Elle va mesurer la densité minérale osseuse (DMO) par le T-score et d’en évaluer le taux de risque de développer une fracture.

 

ostéodensitométrie
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Si le T-score est normal, le risque fracturaire est seulement à 8 %. Par contre, s’il est entre -1 et -2,5, ce risque est à 48 %. Ce dernier est à 45 % si le T-score est égal ou inférieur à -2,5.

 

En outre, le dosage des marqueurs biologiques du remodelage osseux peut aussi aider.

 

  • Les marqueurs de formation osseuse : phosphatases alcalines osseuses et ostéocalcinées.
  • Les marqueurs de résorption osseuse : télopeptides C terminaux du collagène de type 1 et les propeptides d’extension du collagène de type 1.

 

Associé à la mesure de la densité minérale osseuse, la sensibilité et la spécificité de la prédiction du risque de fracture seront plus précises.

 

Bien que ces diverses investigations sont d’une forte potentialité, il est aussi nécessaire de rechercher les facteurs de risque de chute comme : les troubles neuromusculaires, les pathologies orthopédiques, la baisse de la capacité visuelle, l’alcoolisme…

 

 

Quelles sont les conduites à tenir vis-à-vis de l’ostéoporose fracturaire?

 

Pour une prise en charge adéquate d’une ostéoporose fracturaire, il est primordial de procéder à l’éviction des facteurs de risques modifiables. On put donc :

 

  • aider le patient au sevrage du tabac ;
  • faire savoir au patient que l’exercice physique est d’une importance capitale dans la prise en charge de l’ostéoporose ;
  • éviter autant que possible les chutes (faire des contrôles ophtalmologiques, bien aménager les habitats, ne pas boire de l’alcool, se faire accompagner en cas de débilité…).
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approche proactive pour traiter le mal de dos

 

Simultanément, il faut procéder au traitement médical de l’ostéoporose comme la correction d’une éventuelle carence en vitamine D.

 

Il est à rappeler que les traitements médicamenteux se basent sur les facteurs de risque en question et du degré de sévérité de la maladie.

 

 En cas de présence de signe de fracture, il faut faire des examens radiologiques pour visualiser le type, la localisation et le nombre du trait de fracture. Le traitement dépendra du résultat. Soit il sera orthopédique, soit chirurgical, soit les deux à la fois.

 

 

Références

 

https://www.vidal.fr/sante/examens-tests-analyses-medicales/osteodensitometrie/interpretation-resultats.html

 https://www.medisite.fr/osteoporose-osteoporose-fracturaire-definition.1982021.57.html