convalescence post-chirurgie

Sténose spinale : opération et convalescence

La sténose spinale est une pathologie du dos qui se caractérise par un rétrécissement du canal spinal, causant une potentielle compression de la moelle épinière dans certains cas.

Mais quelles sont donc les causes de cette sténose ? comment la reconnaitre ? qu’en est-il de son opération et de la convalescence ? Réponses dans ce présent article.

Bref rappel anatomique

La colonne vertébrale, communément appelé « rachis » constitue l’ossature du dos s’étendant de la base du crane au bassin. Constituée de 33 os appelés « vertèbres » étagés de haut en bas : vertèbres cervicales, dorsales, lombaires et sacro-coccygiens, cette partie du corps joue un rôle de maintien et de mouvements du tronc.

anatomie de la colonne vertébrale
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Son rôle est également neurologique et représenté par la protection du canal spinal contenant la moelle épinière qui se termine à la partie terminale de la colonne vertébrale en donnant naissance à un ensemble de nerfs regroupés en queue de cheval portant la même appellation.  La queue de cheval est principalement responsable de l’innervation du membre inférieur ainsi que du périnée.

Untitled - November 5, 2022
Untitled - November 5, 2022

Le disque intervertébral est la partie gélatineuse se situant entre chaque vertèbre. Histologiquement parlant, le disque est formé d’une partie centrale appelée « noyau pulpeux » et d’une partie périphérique qui correspond à un anneau fibreux fait de collagène et de cartilage. Le rôle du disque est de permettre l’amortissement et la répartition de pressions sur l’ensemble du rachis.

Qu’est-ce qu’une sténose spinale ?

Une sténose spinale se définit par une diminution du diamètre du canal spinal ou canal rachidien contenant la moelle épinière. Lorsque le rétrécissement devient important, cela peut irriter la moelle épinière ainsi que ses racines nerveuses.

canal lombaire étroit
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Cette pathologie est susceptible de concerner toutes les parties du rachis, mais plus particulièrement l’étage cervical donnant ce que l’on appelle un canal cervical étroit et l’étage lombaire donnant une sténose spinale lombaire (ou canal lombaire étroit).

À LIRE :   Sténose spinale: Le guide complet (comment la traiter ?)

Causes

Comme mentionné plus haut, la sténose spinale est liée au rétrécissement partiel ou total du canal rachidien. En effet, ce phénomène peut avoir plusieurs origines : congénitale, traumatique ou tumorale.

Généralement, les pathologies les plus fréquemment en cause de la sténose spinale sont :

Cause congénitale :  

Dans de rares cas, certains individus naissent avec un canal rachidien de diamètre anormalement réduit. Chez certains le rétrécissement est asymptomatique et peut n’être responsable d’aucun symptôme grave, mais chez d’autres il peut être à l’origine d’un certain nombre de conséquences plus ou moins graves

Cause dégénérative

C’est le cas de l’arthrose vertébrale, essentiellement lié au processus normal de vieillissement.

Hernie discale

Elle peut être responsable de la réduction du diamètre du canal rachidien lorsqu’elle est volumineuse mais aussi en cas de hernie compliquée.

hernie discale
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Spondylolisthésis 

Qui correspond à un avancement d’une vertèbre par rapport à une autre vertèbre sous-jacente.

spondylolisthésis
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Traumatisme ou cancers

Tout traumatisme ou cancer peut obstruer le canal spinal, provoquant une potentielle sténose spinale par le fait même.

Quels en sont les symptômes ?

La manifestation de la sténose spinale varie d’un individu à un autre, et les symptômes varient selon qu’il s’agisse d’un rétrécissement cervical ou d’une sténose lombaire.

Lorsqu’il s’agit d’une sténose cervicale on peut avoir :

douleur cervicale
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  • Des cervicalgies ou douleurs cervicales
  • Irradiation des douleurs dans les bras et les mains
  • Des signes neurologies à des stades avancés à type de fourmillement, engourdissement, paralysie
  • Une asthénie ressentie dans tout le corps, dans les cas rares.

Lorsqu’il s’agit de sténose lombaire, on peut avoir :

douleur au dos
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  • Des lombalgies ou douleurs lombaires au niveau du rachis lombaire dont l’intensité peut être diminuée par la position assise ou lorsque vous pliez la colonne lombaire.
  • Des douleurs irradiantes dans l’ensemble du membre inférieur, en partant des fesses vers les deux jambes.
  • Des sensations d’engourdissement ou de fourmillement au niveau du membre inférieur
  • Une sensation de faiblesse dans tout le corps, dans les cas rares. 
  • Atteinte de la fonction sexuelle et urinaire dans le cadre du syndrome de la queue de cheval.
À LIRE :   Sténose spinale cervicale : Définition et prise en charge

 

Qu’en est-il du traitement ?

Étant une pathologie à risque, son traitement doit toujours faire l’objet d’une consultation chez un professionnel de santé, car celui-ci saura vous préconiser le traitement qui conviendra le mieux à votre cas en respectant des conditions et indications bien définies.

consultation avec le chirurgien
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Les volets thérapeutiques que comprend la prise en charge de la sténose spinale sont essentiellement :

  • Les médicaments : paracétamol, AINS, morphiniques, corticostéroïdes, infiltrations, etc.  
  • La kinésithérapie (physiothérapie) : pour une bonne amélioration du pronostic fonctionnel
  • Le port de corset : en cas de sténose spinale sévère
  • Le repos relatif
  • Le traitement chirurgical

Lorsqu’elle est indiquée, l’intervention chirurgicale de la sténose spinale (cervicale ou lombaire) est basée sur des techniques chirurgicales plus ou moins complexes, dont les plus fréquemment utilisées sont :

chirurgie
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Convalescence de chirurgie de sténose spinale

De manière générale, en cas d’hospitalisation programmée pour une intervention chirurgicale, les patients séjournent seulement un à deux jours suivants l’intervention.

convalescence post-chirurgie
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Le port d’un collier cervical n’est généralement pas recommandé par les médecins en cas de laminoplastie. Cependant, le port d’une minerve souple est souhaitable chez certains patients notamment pour mieux supporter la colonne vertébrale durant les premiers jours suivant l’intervention.

Concernant la durée d’hospitalisation, cela peut aller de 24 à 48h, en l’absence de complications postopératoires. Le patient est autorisé à se lever du lit et à se mettre à la marche dès le premier jour suivant l’intervention.

Le premier pansement se refait 24h après l’intervention, puis à refaire tous les deux jours jusqu’à cicatrisation complète de la plaie.

Au bout de 6 semaines de l’intervention, le patient doit faire sa première consultation postopératoire puis une deuxième après 3 mois de l’intervention. La consultation du 3éme mois se basera sur le contrôle clinique et radiologique servant à évaluer l’évolution de l’intervention. En cas de persistance de la douleur, le médecin pourra préconiser un temps supplémentaire de suivi.  

À LIRE :   Sténose spinale : exercices efficaces pour se soulager

45 jours après l’intervention, le patient pourra s’adresser à un kinésithérapeute pour bénéficier des séances de kinésithérapie pouvant être basées sur des massages doux de la musculation ou encore des étirements. La kiné doit cependant être progressive et douce pour une récupération plus rapide et efficace. Toutefois, les autres activités sportives sont à reprendre à long terme (dès les premiers mois) à condition d’éviter tout effort physique brusque ou le port de charges lourdes.

En cas d’apparition de nouveaux symptômes ou de symptômes habituels à type de douleurs lancinantes, d’engourdissement, de faiblesse musculaire ou de paralysie, il ne faut jamais hésiter d’en faire part à votre chirurgien ou médecin traitant.

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