On l’appelle le mal du siècle. 8 français sur 10 sont ou seront touchés par le mal de dos au moins une fois dans leur vie. Souvent, cette douleur est secondaire à une inflammation que notre corps subit et il parait que notre façon de s’alimenter y est pour quelque chose !
Lisez l’article ci-dessous pour en savoir plus sur la façon dont notre alimentation affecte nos maux de dos.
Inflammation, mal de dos et alimentation, quel est le lien ?
L’inflammation est une réponse immunitaire normale qui aide à guérir les blessures ou à combattre les maladies. Mais lorsqu’elle se produit dans les tissus sains et qu’elle perdure dans le temps, elle peut causer de nombreuses maladies chroniques, y compris le mal de dos.
Jusqu’à récemment, le rôle de la nutrition n’était pas bien étudié dans ce domaine. Cependant, il devient de plus en plus évident qu’il existe un lien étroit entre l’inflammation, un apport alimentaire malsain et le mal de dos :
D’une part, on pense que certaines cellules de notre corps, telles que les cellules graisseuses, facilitent la production de facteurs inflammatoires supplémentaires. Ainsi, la perte de poids non seulement diminuera le stress mécanique sur la colonne vertébrale et les muscles du dos, mais pourra également aider à réduire l’inflammation globale.
D’autre part, certains aliments peuvent augmenter notre niveau de cholestérol, ainsi que notre risque d’athérosclérose. La théorie de l’athérosclérose et des maux de dos stipule que : « une artère bloquée altère la capacité de votre corps à guérir les blessures au dos et à éliminer la douleur… les artères lombaires bloquées peuvent contribuer grandement à intensifier et à faire perdurer la douleur ». A savoir que l’endroit préféré pour la formation de ces plaques d’athérosclérose est juste près des artères lombaires, au bas du dos. Lorsque ces artères se bouchent, elles empêchent l’irrigation normal du flux sanguin vers le dos ; ce qui engendre les fameuses douleurs de la lombalgie. (1)
Les principaux aliments qui augmentent l’inflammation
Les graisses saturées provenant essentiellement des viandes grasses et des laitages augmentent l’inflammation, en altérant le processus anti-inflammatoire naturel du corps et en produisant les eicosanoïdes. Ce sont des dérivés d’oxydation d’acides gras et l’un principaux médiateurs de l’inflammation. Les graisses saturées augmentent par ailleurs le niveau de cholestérol total et de LDL (mauvais cholestérol), ce qui augmente le risque d’athérosclérose.
Encore plus dangereux que les graisses saturées, il y a les acides gras Trans (une forme de graisse insaturée). Non seulement ceux-ci obstruent les artères, augmentent l’inflammation et les niveaux de LDL, mais ils diminuent le bon cholestérol HDL. Ce dernier est essentiel pour capter le cholestérol en excès dans le sang et le conduire au foie pour qu’il soit éliminé avec la bile. Margarine, Fritures et sauces sont les principales sources d’acides gras trans.
Les aliments qui diminuent l’inflammation
Il ne suffit pas d’éliminer les aliments qui causent l’inflammation, mais il serait également important d’adopter une alimentation anti-inflammatoire.
Oméga-3
Parmi les aliments anti-inflammatoires, les poissons gras (sardines, anchois, thon, maquereau et saumon) occupent la première place car ils sont riches en EPA de la famille des oméga-3. D’autres sources végétales d’oméga-3 sont les huiles vierges de première pression à froid, comme l’huile de lin, de noix et de colza, ainsi que les oléagineux. Les oméga-3 aident à réduire l’inflammation en réduisant la production de molécules pro-inflammatoires (prostaglandines, cytokines) et en stimulant la production de molécules anti-inflammatoires (résolvines, protectines).
Antioxydants
Ensuite, viennent les aliments antioxydants tels que les fruits et les légumes verts, notamment ceux à feuilles (choux, brocoli, épinards) qui contiennent du sulforaphane, un principe actif anti-inflammatoire. Le curcuma est également très connu pour ses propriétés anti-inflammatoires. Associé à du poivre, la curcumine qui est le principe actif du curcuma est encore plus biodisponible. Le thé vert est également très riche en molécules organiques anti-inflammatoires et antioxydantes.
Les composés soufrés
Enfin, viennent les composés soufrés contenus dans l’ail et l’oignon. Malheureusement, au fur et à mesure que ces aliments sont transformés, certains de leurs composés soufrés sont détruits. C’est pourquoi il serait utile de s’en procurer sous forme de compléments alimentaires. Un des plus fiables est l’OptiMSM (méthyl-sulfonyle-méthane), connu pour aider à réduire efficacement l’inflammation dans le corps. Il peut contribuer à soulager la douleur et l’enflure associées à l’arthrite, la tendinite et le mal de dos. En stimulant la production du collagène, l’optiMSM a également démontré son efficacité dans l’amélioration de la santé articulaire et la récupération musculaire.
Références :
- Leena Inkeri Kauppila. Atherosclerosis and Disc Degeneration/Low-Back Pain – A Systematic Review. European journal of vascular and endovascular surgery: the official journal of the European Society for Vascular Surgery. 2009

