Torticolis et arrêt de travail : Combien de temps ? (lien)

Torticolis et arrêt de travail : Combien de temps ? (lien)

Le torticolis est un trouble musculo-squelettique situé sur le côté des cervicales qui affecte notamment les personnes sédentaires. Douloureux et contraignant, il peut, dans certains cas, gêner une personne dans l’exercice de ces activités professionnelles. Dans cet article, nous allons parler des cas de torticolis qui exigent un arrêt de travail.

Description générale du torticolis

 

Le torticolis est une manifestation douloureuse du muscle sterno-cléido-mastoïdien. Il est en lien avec des contractures musculaires et désigne un cou tordu. On constate une inclinaison de la tête vers le côté inverse de la partie concernée. Cette difformité peut se présenter latéralement, en arrière ou en avant, mais le symptôme le plus courant est celui de la tête penchée vers une épaule.

 

Bien qu’elle soit bénigne, cette maladie peut toucher tout le monde. Elle peut s’attraper de manière héréditaire, congénitale ou acquise.

 

 

On parle d’une contracture musculaire réflexe qui est rattachée à de nombreux facteurs.

 

  • Une mauvaise posture au sommeil et surtout derrière son bureau de travail.
  • Un surmenage physique, intellectuel et une émotion forte.
  • Un mouvement brusque ou un port de charge lourde au cou.
  • Une infection inflammatoire et une irritation locale réflexe.
  • Une infection rhumatismale et une tumeur.
  • Une lésion des organes avoisinant le muscle des cervicales.
  • La ménopause et les médicaments.
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Pour diagnostiquer le torticolis classique, le médecin procède à un interrogatoire, suivi d’un examen physique.

 

En présence d’une symptomatologie inquiétante de la maladie, le patient passe par une IRM ou un TDM pour confirmer s’il y a un traumatisme ou une infection osseuse…

 

Pour en savoir plus sur le torticolis, cliquer ici.

 

 

Comment le torticolis entraîne-t-il un arrêt du travail ?

 

Cessation du travail en rapport avec les symptômes et le traitement du torticolis

 

Le torticolis est marqué par une douleur et une raideur de la nuque avec une difformité des épaules. À part cela, d’autres symptômes plus ou moins sévères peuvent apparaître.

 

  • Des maux de tête (céphalées) suivie d’une fièvre.
  • Contracture du muscle trapèze et rhomboïde.
  • Une dorsalgie.
  • Des douleurs articulaires et au niveau des bras.
  • Limitation des mouvements.
  • Irradiation secondaire à une inflammation d’une racine nerveuse.

 

Ces symptômes sont souvent contraignants et limitent la fonction. Par exemple, les céphalées liées au torticolis peuvent être causées par le stress associé à la réalisation d’un travail fatiguant. La tension des muscles peut, à ce moment, être le résultat d’un surmenage intellectuel. Face à cet état, le médiecin traitant peut prescrire un arrêt de travail.

 

Heureusement, le torticolis commun non traumatique peut se résoudre avec une prise d’antalgique et avec quelques exercices.

 

migraine causant de l'allodynie

 

Quand les symptômes deviennent chroniques, cela amène à penser à un diagnostic différentiel indiquant un traitement plus exhaustif. En effet, la cervicalgie chronique est associée à une douleur handicapante conduisant le patient à une difficulté de réaliser certains mouvements. Les douleurs fonctionnelles sont notamment liées à des faiblesses musculaires et des raideurs articulaires.

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Le traitement inclut des exercices thérapeutiques associé à des techniques de thérapie manuelle visant à soulager les symptômes et améliorer la fonction. Une équipe multidisciplinaire peut être rassemblée pour optimiser la guérison du patient.

 

Les complications du torticolis et arrêt de travail

 

Les cas récidivants de torticolis et la maladie de longue durée peuvent survenir même en présence de soin, et avec l’aide d’un professionnel comme le kinésithérapeute (physiothérapeute). À ce stade, la cervicalgie ne s’estompe guère et peut être associée soit à une lésion articulaire, ou encore à une irritation du nerf qui émerge des vertèbres cervicales.

 

Au début du traitement, il est parfois nécessaire d’immobiliser la nuque à l’aide d’un appareil orthopédique (minerve). Toutefois, il est toujours préférable d’opter pour une approche active et l’évitement du repos complet.

 

Dans ce sens, le médecin prescrit un arrêt de travail d’une durée de 3 à 15 jours de travail en attendant que les douleurs se calment. Des séances de kinésithérapie seront généralement prescrites pour réduire l’inflammation et les spasmes musculaires, et restaurer la mobilité du cou.

 

Toutefois, si les premiers soins ne répondent pas, cela peut entraîner un arrêt des fonctions, allant parfois jusqu’à plusieurs mois, voire des années.

 

névralgie cervico-brachiale dûe au travail

 

Pour éviter que l’affection réapparaisse fréquemment ou se chronicise, le médecin étudie l’âge, la condition physique et la nature du métier du patient. Les travaux qui sollicitent une flexion et extension excessive et répétée du cou sont à écarter, du moins temporairement. Le professionnel de santé préconise un arrêt maladie pour un torticolis si le patient exerce un métier physique exigeant.

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Le torticolis spasmodique est une forme plus grave de torticolis. Il devra être suivi par un neurologue. Le traitement implique l’injection de toxine botulique, la kinésithérapie et dans des cas plus avancés, une chirurgie. À ce stade, le patient doit exclure tout métier sollicitant un grand effort physique.

 

 

Références

 

https://www.institut-kinesitherapie.paris/pathologies/douleurs-cou-torticolis/#:~:text=Toujours%20en%20d%C3%A9but%20de%20cervicalgie, temps%20que%20les%20douleurs%20diminuent.

https://ifpek.centredoc.org/doc_num.php?explnum_id=1631