Hernie discale : Pourquoi ne pas opérer ? (5 raisons)

Hernie discale : Pourquoi ne pas opérer ? (5 raisons)

 

Le mal de dos, surtout lorsqu’il devient chronique, peut s’avérer incapacitant. Par exemple, plusieurs abandonnent leur sport préféré après une hernie discale lombaire. Les crises récurrentes sont souvent traumatisantes, et l’on vit avec la peur constante que son dos va lâcher à un moment ou un autre.

 

On consulte donc un neurochirurgien (ou orthopédiste, ça dépend) qui nous dit qu’il peut nous opérer. Une petite chirurgie au niveau lombaire pour soulager la pression nerveuse sur le disque atteint. Ou une chirurgie visant à fusionner vos vertèbres L4-L5 afin de stabiliser l’articulation. Certaines opérations utilisent même une technologie permettant de laisser de toutes petites incisions seulement. Bref, après tant de souffrance, pourquoi pas?!

 

Désolé, mais la hernie discale est beaucoup plus complexe dans la majorité des cas…

 

Laissez-moi partager dans cet article une liste de 5 raisons (non exhaustives) expliquant pourquoi ne pas opérer une hernie discale est la meilleure option dans certains cas. 

 

chirurgie lombaire à éviter avec le mal de dos

 

Note : Il arrive parfois qu’une hernie discale provoque des symptômes nécessitant une intervention médicale urgente (comme le syndrome de la queue de cheval ou autre compression médullaire). Bien qu’ils requièrent une chirurgie, ces conditions ne représente qu’un proportion minime des cas de hernie discale.

 

Ces cas isolés sont généralement associés à des symptômes sévères (comme la faiblesse dans les jambes ou l’incontinence urinaire). Un médecin saura vous dire si votre condition requière une intervention médicale (ou chirurgicale) urgente.

Pourquoi ne pas opérer une hernie discale ?

 

Voici une liste de 5 raisons pour lesquelles il faut réfléchir à deux fois avant de considérer l’intervention chirurgicale pour une hernie discale.

 

Au préalable, je vous invite fortement à vous renseigner sur votre condition via cet article vulgarisé qui vous explique en détail qu’est-ce qu’une hernie discale, et quelles sont les solutions naturelles à envisager en premier lieu :

 

Hernie discale de A à Z : Mieux comprendre votre condition (symptômes et diagnostic) 

 

1. Souvent, la chirurgie ne corrige pas la cause réelle de votre hernie discale

 

À première vue, on peut penser que l’opération va enfin régler le problème de hernie discale. Mais il ne faut pas oublier que la douleur est multifactorielle, et ne vient pas purement d’un problème biomécanique.

 

Pire encore, plusieurs cas de hernie discale observés à l’imagerie médicale (comme une IRM ou un scanner) sont asymptomatiques. Ceci veut dire que la personne concernée ne ressent aucune douleur, malgré la présence de hernie discale !

 

Rappelez-vous : si la douleur est apparue progressivement (comme la majorité des cas de hernies discales !), on ne peut pas assumer qu’elle puisse disparaître aussi rapidement !

 

Les causes précises de hernie discale sont difficiles à identifier. On parle même de facteurs héréditaires et génétiques pouvant expliquer plusieurs cas. Par ailleurs, on estime que certains facteurs physiologiques ou environnementaux peuvent influencer la hernie.

 

Par exemple, des déséquilibres musculaires ou articulaires peuvent participer au problème (des muscles du tronc trop faibles, des hanches trop raides, etc.). Ou alors, de mauvaises habitudes posturales ou un surpoids marqué . Ou encore, le stress et le manque de sommeil qui accentuent les tensions musculaires, et rendent le cerveau hypersensible à la douleur.

 

la chirurgie lombaire ne traite pas forcément la cause réelle du mal de dos
La chirurgie lombaire ne traite pas forcément la cause réelle du mal de dos…

 

Et ça, croyez-moi, aucune chirurgie ne peut corriger ça!

 

2. La chirurgie n’est pas avantageuse à long terme

 

Il existe de nombreuses études qui démontrent que la chirurgie n’est pas nécessairement plus avantageuse que les thérapies «conservatrices» sur le long terme. (Chan et al 2011).

 

Pire encore, dans certains cas rares, une chirurgie peut aggraver les douleurs et l’incapacité. On appelle ça le «syndrome de la chirurgie échouée»!

 

N’oubliez pas non plus que la chirurgie permet uniquement de corriger l’anatomie du dos (par exemple par une décompression nerveuse par laminectomie, ou en stabilisant les vertèbres par une arthrodèse pour réduire l’instabilité). Si l’on identifie mal la cause réelle du problème, il est fort probable que l’opération ne procure aucun bénéfice!

 

3. La chirurgie vient avec son lot de risques et de complications

 

Logiquement, lorsque quelqu’un utilise un scalpel et toutes sortes d’instruments pour jouer dans votre dos, il y a des risques associés.

 

chirurgie lombaire pas toujours appropriée pour le mal de dos

 

Bien que rares, les complications possibles post-opératoires sont les infections, thrombose veineuse profonde, embolie pulmonaire, dommage aux nerfs, etc.

 

Évidemment, les bienfaits de la chirurgie sont supérieurs aux risques potentiels dans la majorité des cas, sans quoi aucun médecin ne ferait d’intervention chirurgicale. Mais il faut quand même être certain que la chirurgie en vaille la peine !

 

4. La chirurgie a des conséquences sur le corps humain

 

Imaginez que l’on vous fasse une chirurgie visant à fusionner deux vertèbres lombaires pour soulager votre mal de dos (par exemple en retirant le disque entre L4-L5 responsable de vos symptômes). Que pensez-vous qu’il va se passer avec les vertèbres sus-jacentes et sous-jacentes dans le futur?

 

cicatrice au dos après une chirurgie lombaire

 

Vous l’avez deviné, elles seront sollicitées davantage pour compenser le manque de mobilité au niveau du segment fusionné. Ceci peut à la longue augmenter le stress sur ces vertèbres, qui peuvent développer des dysfonctions. Voici un des nombreux exemples démontrant un déséquilibre potentiel résultant d’une chirurgie…

 

5. La chirurgie encourage une attitude passive

 

Je dis souvent que c’est en adoptant une approche proactive que l’on va corriger son problème de dos. Si vous pensez qu’un médecin va tout régler pendant que vous êtes endormi sur une table d’opération, vous avez tort.

 

Maintenant, je peux comprendre que certaines personnes souffrent énormément soient à court de patience. Il faut jongler entre son travail, son entourage, sa famille…et sa douleur. Par contre, sachez que la chirurgie doit être envisagée EN DERNIER RECOURS lorsqu’on souffre du dos! (sauf s’il s’agit d’une situation d’urgence et qu’on présente les symptômes de type “red flags”).

 

Si vous craignez que votre condition ne soit grave, consultez l’article suivant :

 

Mal de dos : Quand faut-il s’inquiéter ?

 

 

Conclusion (et les méthodes alternatives)

 

J’espère que vous comprenez à présent pourquoi l’opération ne doit pas être envisagée d’emblée lorsqu’on souffre de hernie discale (et ce, même si vos douleurs lombaires semblent sévères !).

 

Dans un monde idéal, il faut tout avoir essayé avant d’envisager la chirurgie lombaire. Pour la hernie discale, on débute généralement par  des médicaments et de la kinésithérapie active axée sur des exercices thérapeutiques visant à améliorer la fonction (gainage, respiration, méthode Mckenzie, etc.).

 

Des traitements antalgiques aident également à soulager la douleur et calmer les symptômes. On pense entre autres à la chaleur, glace, ostéopathie, traitements alternatifs et produits naturels, etc. Dans les cas réfractaires, l’infiltration lombaire demeure une option envisageable pour réduire l’inflammation et calmer la douleur.

 

Note : Pour connaître des solutions naturelles visant à soulager le mal de dos, consultez l’article suivant :

 

Comment soulager un mal de dos ? (36 solutions)

 

En présence de hernie discale, outre la douleur, il faut également considérer la présence d’irradiations et de paresthésies au membre inférieur. Même si le mal de dos est incapacitante au niveau lombaire, c’est davantage la présence de douleur dans la cuisse ou le mollet (associé à des picotements et engourdissements qui indiqueront une aggravation de la condition).

 

Terminons sur ces paroles : Fort heureusement, les chirurgies ne sont pas pratiquées aussi fréquemment que par le passé. En cas de doute, votre professionnel de santé saura vous guider dans ce processus complexe.

 

Si vous avez aimé l’article, merci de le partager sur vos réseaux sociaux (Facebook et autre, en cliquant sur le lien ci-dessous). Ceci permettra à vos proches et amis souffrant de la même condition de bénéficier de conseils et de support.