Arthrose lombaire et marche : Est-ce indiqué ? (conseils)

Arthrose lombaire et marche : Est-ce indiqué ? (conseils)

Plusieurs personnes souffrant d’arthrose lombaire se demandent si la marche est permise, ou si elle augmenterait plutôt les symptômes. Cet article vous explique quand il est pertinent de marcher pour favoriser une guérison optimale, et quand il est préférable de trouver des alternatives pour ne pas aggraver sa condition.

Rappel : Arthrose lombaire

 

L’arthrose lombaire survient lorsque le cartilage qui protège les articulations du bas du dos s’use et se fissure, irritant ainsi les nerfs entourant les os, de même que les racines nerveuses à proximité.

 

L’usure des articulations vertébrales au niveau lombaire provoque un tassement vertébral avec le temps, ainsi que la formation de proéminences osseuses nommées ostéophytes.

 

L’arthrose peut toucher tout le monde, mais elle est plus fréquente chez les femmes et les personnes âgées de plus de 50 ans. Les facteurs de risque de l’arthrose sont principalement la génétique, mais aussi d’autres facteurs comme la sédentarité ou le surpoids.

 

Pour tout savoir sur l’arthrose lombaire, consultez l’article suivant.

 

 

Bénéfices de la marche à pied

 

De manière générale, la marche constitue une activité cardiovasculaire comportant plusieurs bénéfices sur les articulations, le cœur et la santé globale. Parmi les plus importants, on compte les suivants :

 

La marche favorise la nutrition et la mobilité des cartilages

 

Le fait de marcher active la circulation sanguine et optimise la production de substance synoviale. Les articulations et vertèbres lombaires se retrouvent alors mieux nourris et mieux lubrifiés, ce qui optimiserait la mobilité.

 

La marche à pied permet d’améliorer la souplesse et corriger la posture

 

Le fait d’essayer de remédier aux problèmes de marche par des exercices légers contribue à l’élimination progressive des raideurs, et des limitations de mobilité.

 

La marche renforce le système musculosquelettique

 

La marche à pied renforce les muscles, les os et les tendons au niveau du dos pour un meilleur maintien. Il y aura donc amélioration de l’assimilation des traumatismes et des chocs susceptibles d’endommager les articulations. Leur usure est alors ralentie, voire évitée.

 

La marche est aussi efficace contre les douleurs

 

Puisque la nutrition des cartilages se trouve améliorée, les effets de l’usure, notamment les douleurs, s’atténueront.

 

La marche favorise l’autonomie

 

Vous n’aurez plus besoin de dépendre de l’aide d’autrui pour marcher. Cela optimise l’estime de soi, en plus de libérer des hormones (endorphines) favorisant le bien-être.

 

 

Peut-on marcher en présence d’arthrose lombaire ?

 

Considérant les nombreux bienfaits de la marche à pied, il est logique de recommander cette activité physique pour guérir. Par contre, en présence de douleurs lombaires, il va falloir prendre certains éléments en considération.

 

Si la condition est sérieuse, la marche sera alors contre-indiquée. Par exemple, les symptômes suivants requièrent une intervention médicale urgente, et aucun exercice ne devrait être pratiqué avant de confirmer le diagnostic :

 

  • Douleur constante, progressive, non mécanique : Vous n’arrivez pas à trouver de positions de repos et aucune direction de mouvement ne semble soulager vos symptômes ? Allez voir un médecin pour clarifier la situation.
  • Douleur thoracique ou abdominale sévère : Il est fréquent que la douleur lombaire provenant de l’arthrose lombaire irradie dans la jambe. Mais si vos douleurs causent des maux d’estomac, il faut consulter.
  • Troubles neurologiques significatifs : Bien que les paresthésies fassent partie de l’athrose lombaire (comme des fourmillements), une atteinte des deux jambes associées à des engourdissements ou picotements sévères, et de la faiblesse provoquant une difficulté à la marche, doit être investiguée.
  • Douleur nocturne constante : Si vos nuit sont pénibles et vous ne trouvez pas de positions pour soulager votre douleur, demandez l’opinion d’un médecin (encore plus si vous avez des sueurs nocturnes, frissons ou de la fièvre)
  • Perte de poids inexpliquée : Vous n’avez pas fait de diète ni débuté un programme d’exercice, mais semblez perdre du poids au fil des semaines ? Peut-être ressentez-vous des nausées ou une perte d’appétit ? Parlez-en à votre médecin immédiatement !
  • Anesthésie en selle : Si vous avez une quelconque atteinte sensitive de la région du périnée (comme par exemple des sensations étranges dans la région des organes génitaux), ceci doit requérir l’intervention d’un médecin.
  • Incontinence urinaire ou fécale d’apparition récente : J’ose espérer que vous consulterez immédiatement si vous perdez contrôle de vos sphincters !
  • Sang dans l’urine ou les selles : Pas besoin d’en dire plus …

 

Pour le reste, la permission de marcher ou pas va dépendre des symptômes présentés à la marche. Si les douleurs s’aggravent après avoir marché, il faut ajuster certains paramètres pour contrôler les symptômes (voir section suivante). Si l’inconfort persiste malgré tout, la marche à pied sera alors contre-indiquée pour l’instant, et il faudra trouver des alternatives. Un professionnel de santé (comme un kinésithérapeute, physiothérapeute ou ostéopathe pourront vous guider et déterminer les activités à privilégier.

 

Finalement, si la marche à pied ne provoque pas de douleur (ou même soulage les symptômes), elle sera évidemment recommandée considérant ses nombreux bienfaits.

 

 

Conseils pratiques

 

Tel que mentionné, il est toujours possible d’ajuster certains paramètres pour ne pas aggraver l’arthrose lombaire. Si la marche provoque de l’inconfort, vous pouvez essayer ceci :

 

• Réduire la vitesse de marche en avançant plus lentement
• Réduire la distance en prenant des pauses régulièrement
• Modifier la surface de marche (sur du gazon ou une piste de course)
• Porter des chaussures de marche ayant un support
• Prendre des médicaments ou appliquer de la chaleur au préalable afin de faciliter la marche.
• Mettre de la glace après les séances de marche
• Pratiquer des exercices de respiration diaphragmatique durant la marche pour faciliter la circulation sanguine et l’oxygénation des tissus.
• Pratiquer des techniques de méditation (comme la méditation pleine conscience) durant la marche pour moduler les symptômes.
• Pratique des étirements dynamiques avant la séance de marche

 

Comme vous avez pu le constater, il existe plusieurs solutions à tenter avant de définitivement cesser la marche –et ce, malgré les douleurs incapacitantes.