Scoliose dorsale : Définition et prise en charge


La scoliose est une déviation permanente de la colonne vertébrale qui touche près de 2 à 3 % des personnes. De nombreux enfants en souffrent jusqu’à leur adolescence et même jusqu’à l’âge adulte. Cette déformation inquiète les parents, quels que soient la forme et le type de la scoliose. Dans cet article, nous allons plutôt nous focaliser sur la scoliose dorsale

Un petit résumé des généralités sur la scoliose 

 

La scoliose se définit comme une déformation responsable de la déviation de la colonne vertébrale. En d’autres termes, une ou plusieurs vertèbres se déplacent anormalement pour donner une déviation suivant un plan tridimensionnel (plan frontal, sagittal, horizontal).

 

scoliose radiographie

 

Les causes de la scoliose n’ont rien à avoir avec la posture. En réalité, ces déformations sont soit d’origine congénitale, soit causées par d’autres syndromes. Elles peuvent aussi être idiopathiques (sans cause déterminée).

 

La scoliose peut se reconnaître par plusieurs signes et symptômes. L’apparition d’une gibbosité en est un. Les douleurs, les limitations de la mobilité, les troubles neurologiques et les troubles respiratoires peuvent aussi se manifester. 

 

evaluation medicale scoliose

 

Il faut tout de même souligner que ces symptômes n’apparaissent pas obligatoirement. Cela varie selon plusieurs facteurs comme la sévérité de la déviation (mesurable par l’angle de Cobb) et le type de scoliose.

 

Pour rappel, on pourrait classer la scoliose en plusieurs types, selon plusieurs critères : l’âge de sa survenue, la cause, le nombre de vertèbres impliquées, le type de vertèbre impliqué suivant sa localisation. À partir de ces critères, on peut distinguer les scolioses de types :

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  • cervicale ou cervico-dorsale (cas assez rare) ;
  • dorsal ou thoracique (assez fréquent) ;
  • dorso-lombaire (fréquent) ;
  • lombaire (assez fréquent) ;
  • lombo-sacrée.

 

Pour en connaître davantage sur la scoliose en général, cliquez ici. Dans la suite de l’article, on va maintenant se concentrer la scoliose de type dorsale appelée également « scoliose thoracique ». 

 

 

Scoliose dorsale, comment la définit-on ?

 

On qualifie la scoliose de dorsale si la vertèbre déviée concerne les vertèbres dorsales, également appelées vertèbres thoraciques. Pour rappel, ces dernières sont au nombre de 12, et sont nommées D1 à D12 (ou T1 à T12). Elles se situent au niveau de la partie supérieure du dos, là où se trouvent les côtes : au-dessous des vertèbres cervicales et au-dessus des lombaires.

 

scoliose

 

Ce type de scoliose constitue environ 25 % des cas avec une prévalence féminine.

 

 

Comment reconnaître une scoliose dorsale ?

 

Généralement, chez les enfants, si elle est idiopathique, cette forme de scoliose ne s’accompagne pas forcément de symptômes apparents. Et le problème, c’est que s’il n’y a aucune prise en charge, la maladie pourrait s’aggraver. C’est pourquoi il est nécessaire d’inspecter les moindres signes, le plus fréquemment possible.

 

La scoliose dorsale se reconnaît par la présence d’une gibbosité, c’est-à-dire d’une proéminence (une bosse).

 

 

Le profil du sujet scoliotique n’est plus normal. Il y a diminution ou inversion des courbures physiologiques (cyphose et lordose).

 

Pour le détecter, vous pourriez par exemple faire pencher le sujet en avant. Cette position permet de voir si son dos présente une saillie ou une courbure anormale.

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Le déséquilibre engendré par cette déviation du rachis peut rendre les mouvements douloureux. Les maux de dos (dorsalgies) deviendront alors fréquents. 

 

Source

 

Toutefois, pour avoir la certitude qu’il s’agit bel et bien d’une scoliose dorsale, il faut avoir recours au diagnostic d’un professionnel de santé. Ce dernier réalisera divers examens pour justifier et évaluer l’état scoliotique.

 

 

Quels sont les risques et les complications d’une scoliose dorsale ?

 

Si la personne atteinte de scoliose dorsale n’est pas prise en charge le plus tôt possible, la déformation pourrait s’aggraver.

 

Si l’amplitude de déformation est trop importante, le risque de complications respiratoires et cardiaques pourrait menacer le pronostic vital du patient scoliotique. Le volume du poumon pourrait diminuer, ce qui pourrait engendrer des gênes, voire une insuffisance respiratoire.

 

scoliose radiographie

 

Si l’angle de la déformation dépasse les 100 °, la capacité du poumon diminue de 50 %. S’il est plus de 120 °, le patient pourrait souffrir d’une insuffisance cardiaque. Cela s’explique par la proximité de ces organes vitaux par rapport au rachis dorsal

 

Les handicaps et les retentissements psychologiques ne sont pas non plus moindres.

 

 

Quels traitements pour la scoliose dorsale ?

 

Comme avec tous les types de scoliose, le traitement doit se faire le plus rapidement possible. L’idéal est de consulter des professionnels de santé comme un médecin ou un kinésithérapeute.

 

Généralement, si la scoliose dorsale n’est pas grave, les soins reposeront sur des activités physiques, le port d’un corset et des thérapies de rééducation.

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corset pour scoliose

 

En revanche, si le cas est sévère (avec un angle supérieur à 45 °), une intervention chirurgicale pourrait être envisageable.

 

L’intervention d’autres thérapeutes est aussi nécessaire vu la pluridisciplinarité de cette pathologie.

 

Il faut garder en tête que la scoliose n’a rien de honteux et que le soutien des proches est important.

 

 

Références

 

https://www.medispine.ch/fr/la-colonne-vertebrale/pathologies-deformations/ # av_section_5

https://www.clinique-du-dos-bordeaux.fr/fra/les-pathologies/39-scoliose