Discopathie dégénérative étagée : Définition et prise en charge

La discopathie dégénérative est une affection qui touche les disques situés entre les vertèbres de votre colonne vertébrale. Ces disques jouent le rôle d’amortisseurs et leur dégénérescence peut entraîner des douleurs et d’autres problèmes.

Untitled - November 5, 2022
Untitled - November 5, 2022

Lorsqu’elle concerne plus d’un étage vertébral, on parle alors de discopathie dégénérative étagée. Nous faisons un zoom sur cette condition dans cet article.

Anatomie de la colonne vertébrale

La colonne vertébrale verticale est l’une des structures les plus importantes du corps humain. Elle supporte la majeure partie du poids du corps, fournit des points d’attache pour les muscles et les ligaments et protège la moelle épinière, qui transmet les informations du cerveau au reste du corps.

anatomie de la colonne vertébrale
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Une colonne vertébrale saine est solide mais flexible et offre une grande liberté de mouvement. La colonne vertébrale est composée de 33 vertèbres et est divisée en cinq régions différentes :

  • La région cervicale se trouve dans la région du cou. Elle se compose de 7 vertèbres (C1-C7) et permet la plupart des mouvements.
  • La région thoracique se trouve dans la partie centrale du dos. Elle est très rigide et se compose de 12 vertèbres (T1-T12), plus grandes que les vertèbres cervicales, mais plus petites que les vertèbres lombaires.
  • La colonne lombaire se trouve dans le bas du dos. Composée de cinq vertèbres (L1-L5), elle est la zone la plus grande et la plus solide de la colonne vertébrale et supporte la majeure partie du poids du corps humain. Il permet le mouvement, notamment la flexion et la rotation.
  • Le sacrum est constitué d’une colonne vertébrale à 5 têtes (S1-S5) et est relié au bassin.
  • Le coccyx est composé de 4 os soudés entre eux.

Les disques intervertébraux se trouvent entre les vertèbres. Les disques intervertébraux ont une fonction d’amortisseurs pour protéger les vertèbres et permettre la rotation et la flexion de la colonne vertébrale. Chaque disque est composé de deux parties :

  • Annulus fibrosus, un anneau fibreux extérieur solide.
  • Nucleus pulposus, au centre, gélatineux et mou.
À LIRE :   Comment évolue une discopathie dégénérative ?

Discopathie dégénérative : Définition

La discopathie dégénérative n’est donc pas une véritable maladie, mais une usure naturelle de la colonne vertébrale. Elle peut se développer dans n’importe quelle partie de la colonne vertébrale, mais les zones les plus à risque sont :

discopathie dégénérative au niveau L4-L5
  • Des premières vertèbres (cervicales) avec de possibles douleurs cervicales et une atteinte des bras ;
  • De la dernière vertèbre (colonne lombaire) avec de possibles douleurs dorsales et une atteinte des fesses, des cuisses et des jambes.

Tant qu’aucune pression n’est exercée sur les nerfs, le patient ne ressent aucune gêne particulière, alors qu’en cas de compression, des symptômes peuvent apparaître, notamment une douleur particulièrement intense et gênante.

Souvent, les discopathies dégénératives ont un pronostic favorable et un traitement médical simple permet de contrôler efficacement les symptômes. Dans les cas où ce n’est pas le cas, des complications peuvent survenir et nécessiter une intervention chirurgicale.

Que veut-on dire par étagée ?

La stadification est une technique descriptive qui permet de délimiter la gravité des manifestations cliniques d’une maladie. Dans le cas de la discopathie, le terme « étagé » signifie que l’atteinte concerne plusieurs disques et non un seul.

imagerie médicale permettant d'identifier une discopathie dégénérative

Ce processus dégénératif peut affecter n’importe quel disque de la colonne vertébrale, de la région cervicale à la région lombaire. Les symptômes se développent lentement et progressivement au fil du temps.

Bien que la discopathie étagée soit relativement courante, elle est souvent asymptomatique à ses débuts. Toutefois, à mesure que le processus dégénératif progresse, elle peut entraîner des douleurs et des difficultés à se mouvoir. Dans certains cas, la discopathie étagée peut également entraîner des lésions nerveuses et une faiblesse.

Discopathie dégénérative : Diagnostic

La discopathie dégénérative est diagnostiquée par une combinaison d’examen clinique et d’imagerie médicale. Lors de l’examen clinique, le médecin soupçonne une atteinte discale ou nerveuse, mais ne peut pas en prédire les niveaux exacts avec certitude. L’imagerie médicale est utilisée pour préciser le diagnostic.

irm
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Afin de poser le bon diagnostic de discopathie dégénérative et d’exclure les causes organiques (plus ou moins graves) de la douleur, le médecin peut demander une radiographie ou, mieux encore, une IRM de la colonne vertébrale pour compléter l’examen.

  • Radiographie: une radiographie est souvent le premier examen demandé lorsqu’une personne a mal au dos. Une radiographie peut montrer les changements dégénératifs de la colonne vertébrale, tels que le rétrécissement des espaces discaux, les éperons osseux et les fractures vertébrales. Cependant, les rayons X ne peuvent pas montrer les tissus mous de la colonne vertébrale, comme les disques, les ligaments et les muscles.
  • IRM : L’IRM utilise des ondes magnétiques, au lieu de rayons X, pour créer des images de la colonne vertébrale. L’IRM peut montrer les tissus mous de la colonne vertébrale, tels que les disques, les ligaments, les muscles et les nerfs. Une IRM est souvent demandée si une radiographie ne montre pas assez de détails ou si une personne présente des symptômes neurologiques.
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Pronostic de la discopathie étagée ?

Dans de nombreux cas, la maladie est asymptomatique et ne cause aucun problème. Cependant, dans certains cas, la dégénérescence des disques peut entraîner des douleurs, des raideurs et une réduction de la mobilité.

La gravité de la discopathie dégénérative étagée peut varier d’une personne à l’autre. Dans certains cas, l’affection progresse lentement et ne touche qu’un seul disque. On parle alors de discopathie dégénérative à plusieurs stades. Dans d’autres cas, la dégénérescence est plus rapide et touche plusieurs disques.

Le pronostic de la discopathie dégénérative dépend d’un certain nombre de facteurs, dont l’étendue des lésions, le niveau d’inflammation et les lésions nerveuses. En général, une discopathie étagée n’implique pas nécessairement un pronostic plus défavorable ; Le pronostic de la discopathie dégénérative est variable et dépend de la gravité de l’affection.

Discopathie dégénérative étagée : Que faire ?

La discopathie dégénérative ne doit être traitée que si elle s’accompagne de symptômes, sinon elle ne nécessite pas de traitement.

Pendant la phase de douleur aiguë, il est recommandé de suivre ces remèdes simples :

  • Se reposer temporairement ;
  • Éviter de rester debout trop longtemps ;
  • Éviter de soulever des charges lourdes ;
  • Éventuellement prendre des médicaments anti-inflammatoires, des corticostéroïdes et des analgésiques sous forme de comprimés, des patchs médicamenteux.
  • Consulter un kinésithérapeute (physiothérapeute) ou ostéopathe.
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Il est préférable de ne pas abuser des médicaments courants en vente libre et de contacter plutôt votre médecin généraliste pour un traitement médicamenteux approprié. Souvent, surtout dans la population âgée, l’utilisation à long terme d’AINS peut être associée à l’apparition d’effets secondaires graves.

Traitement chirurgical

Dans les cas les plus graves de discopathie dégénérative, associée à des douleurs importantes et persistantes malgré un traitement conservateur,  il peut être nécessaire de recourir à la chirurgie.

chirurgie
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Les principaux traitements chirurgicaux de la discopathie dégénérative sont les suivants :

  • La discectomie ;
  • La fusion vertébrale ;
  • Le remplacement artificiel du disque.

Il s’agit d’interventions majeures qui ne doivent être envisagées qu’après une discussion détaillée avec votre chirurgien, qui évaluera la pertinence de l’intervention dans votre cas particulier.

Après l’opération, il est important de suivre le protocole de rééducation prescrit par le chirurgien afin de favoriser la guérison et d’éviter les complications.

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